Ce site Internet utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site, vous consentez à l'utilisation des cookies. En savoir plus

Source : www.lhotellerie-restauration.fr


Un an après l'attentat de Nice, où en est l'hôtellerie azuréenne ?

mercredi 12 juillet 2017

NNice (06) Le 14 juillet 2016 restera à jamais gravé dans les esprits. Profondément marqués, les hôteliers azuréens ont remis à plat leur organisation. Retour sur une année de réflexion et d'actions avec Denis Cippolini, président de l'Umih 06 et du Syndicat des hôteliers métropole Nice Côte d'Azur.

Tirant les conséquences de baisse d'activité subie par les hôteliers suite aux attentats de Paris, les hôteliers azuréens ont actionné une cellule de crise et de relance au lendemain du drame du 14 juillet 2016 à Nice. Cette réactivité a sauvé l'hôtellerie azuréenne d'une catastrophe économique. Selon le comité régional du tourisme (CRT) Côte d'Azur, "dans l'hôtellerie [hors Monaco], l'occupation moyenne reste stable à 53 % à fin mai 2017, avec un volume de nuitées en hausse de 2 %, qui retrouve le très bon niveau de 2005", sans avoir eu à baisser lourdement les tarifs. Hormis au mois d'août, durant lequel les hôteliers ont subi des annulations et ont souvent baissé leurs prix, les hôteliers ont bénéficié d'un effet de résilience pendant la saison hivernale.

"Les événements d'affaires ont été maintenus, se réjouit Denis Cippolini, président de l'Umih 06 et du Syndicat des hôteliers métropole Nice Côte d'Azur. Notre saison hivernale a donc été bonne. Le maintien du Marathon Nice-Cannes a été un déclic positif, signe que nous étions capables à nouveau d'accueillir de gros événements sur la Côte d'Azur." Les prix moyens pendant le Carnaval de Nice ont même bénéficié d'une légère hausse de 1 €, symbolique mais encourageante. "Sur le cumul 2017 à fin mai, le RevPAR dans l'hôtellerie urbaine reste stable à 80 € HT mais en hausse dans le luxe", indique le CRT. 

Rassurer les voyageurs

Les fonds débloqués par les institutions régionales et locales ont permis de créer une opération de promotion et de communication exceptionnelle autour de la marque Côte d'Azur France, qui a donné un nouveau souffle au tourisme azuréen. Des voyages de promotion ont été organisés pour rassurer les voyageurs loisirs sur la sécurité de la destination. Le maintien et la relance de l'hôtellerie azuréenne sont donc passés par une logique de destination, et l'ambition de Denis Cippolini est de créer plus de transversalité entre les hôteliers et les autres professionnels qui font vivre le tourisme sur la Côte d'Azur. Les défis à venir pour les hôteliers niçois sont multiples, mais deux priorités semblent se détacher : s'assurer que les hôteliers de la Métropole Nice Côte d'Azur seront mis dans la boucle de toutes les décisions en lien avec le tourisme, d'affaires ou d'agrément et augmenter la part du tourisme d'affaires dans leur activité pour une annualisation de l'activité.

En plus d'avoir cherché à surmonter économiquement l'attentat, les hôteliers niçois ont joué la carte de la solidarité en accueillant gracieusement les familles de victimes à la suite de l'événement, et les feront bénéficier de tarifs négociés pour les commémorations du 14 juillet 2017.


Vanessa GUERRIER-BUISINE